Mohamed Sidi - La mer et les Hommes

Mohamed Sidi, peintre autodidacte Mauritanien nous donne une vision de la Mauritanie riche en couleurs. Découpant ses images en mil morceaux et en utilisent une palette de couleurs illimité son travail caché une richesse de détails que ne sont pas apparents au premier regarde.

détail de Port de Pêche
Pour l'exposition ''La mer et les Hommes'' il a pris comme point de départ le Port de pêche artisanale de Nouakchott.
Pêcheurs, vendeuses et poissons peuplent ses tableaux,  son imagination déborde dans la accumulation de détails que on découvre lentement en prennent le temps de les étudier. 
                                                                           
 atelier 4 tableaux juxtaposés
Vernissage le samedi 3 Novembre à 11h00 du matin

La matinée du samedi 3 novembre il aura lieu le Marché de Producteurs, créateurs et artisans 
 10h00 - 12h30

Un marché de produits locaux. Vous serez en contact direct avec les producteurs, les coopératives, les créatrices ... jouets, miel et confitures, créations wax, écharpes, canard, poulet, légumes, poutargue, savons, huiles, artisanat ... Soyez les bienvenues Marhaba bikum

 

Animos Coloris, peinture sur os, Stéphane George

crâne chameau et os poisson

 Toute a débuté en Éthiopie où je ramasse mes premiers crânes d'animaux blanchis par le soleil. C'est alors que germe l'idée de leur donner une seconde vie...

 Par sa taille, sa forme et son état de conservation, chaque ossement est unique m'invitant à une approche toujours renouvelée tant au niveau des couleurs que des motifs. 

  Les crânes et os présentés dans cette exposition on été trouves lors de mes  différentes pérégrinations en Mauritanie où je vis depuis septembre 2017.

 
crâne de phacochère


Argile & Kaolin - métamorphoses - Nancy Abeiderrahmane


Lors d'un cours d'été de peinture dans une école d'art à Barcelone, la jeune Nancy croisait 
l'atelier de céramique, s’émerveillant de voir des formes toutes blanches surgir d'un four 
le lendemain enrobées de couleurs brillantes.

Cette curiosité ne l'a jamais quittée et depuis qu'elle a trouvé le temps de se dédier aux arts elle a voulu en savoir plus.

Après deux semaines d'initiation, se dotant d'un atelier minimal à Nouakchott, elle entreprend ainsi d'apprivoiser les infinies possibilités de la magie du tour, du feu, des émaux, l'alchimie des couleurs : l'argile devenant immortelle.

Cela devient une passion.



Fruit provisoire d'un lent et laborieux apprentissage, dialoguant avec des argiles locales, créant des émaux à partir de minéraux, explorant des textures ou motifs traditionnels mauritaniens, cette première présentation de objets du quotidien ne cherche à montrer que le plaisir de l'exploration et de la découverte.

  
A work in progress

Vernissage  vendredi 22 juin  17h00 - 19h00
Exposition / vente  

ZEINLIGHT par Hermann B. à l'OFF de Dakar


ZEINLIGHT par Hermann B.  
Luminaires sur pieds et lustres en bois

 

Les créations aux lignes galbées de Hermann B. sont fabriquées à la main, inspirées de son environnement et de sa vie Mauritanienne depuis 15 ans.

Complètement autodidacte, il a développé une technique de découpe du bois en lamelles et un procédé d'assemblage singulier, adapté à son handicap. Ses compositions ne contiennent ni clou, ni vis.

Il utilise plusieurs essences de bois bruts africains. Cette matière l'inspire car elle a la particularité de stimuler différents sens et lui procure un plaisir tactile et olfactif au fur et à mesure de l'avancée de son travail. Il s'attache à apporter un soin particulier à la finition ; il exécute notamment le ponçage, comme un rituel, par gestes lents et répétitifs, jusqu'à obtenir un toucher doux et soyeux.

Dans ses créations, il favorise les formes épurées et minimalistes qui permettent un jeu d'ombre et de lumière qui se projette dans l'espace.

Vous trouverez son travail pendant la Biennale de Dakar de 2018 à l'Hôtel Sokhamon au Plateau dans le cadre de l'exposition collective 'Le Dictionnaire des Matières'. Commissaire d'exposition Delphine Calmettes. 

CHAMEAUX - camelus dromedarius - photographie de Désirée Trotha

Rhapsodie en jaune
Désirée Trotha revient à Nouakchott avec une exposition de photos: Chameaux | portraits et paysages.
Voyageuse du désert et bonne chamellière, elle habite une partie de l'année au Niger, se déplacent annuellement au Mali, au Tchad et en Mauritanie.
Ami des nomades avec lesquelles elle a de forts liens, Désirée utilise la photographie et le film pour documenter leur vie et faire connaître leur culture.

La ''bande'' aux puits
 Vernissage le vendredi 13 avril 2018 à partir de 17h00 

Les chameaux m'ont accompagnée aux cours de nombreux voyages au Sahara. J'adore ces animaux majestueux: leur beauté, leur mouvements en harmonie total avec leur environnement et leur modestie. 
J'adore leur apparence arrogant et leur calme, leur résistance, leur résistance et leur attachement discret mais quand même chaleureux à l'homme. Le chameau est le meilleur ami dans le désert: contrairement à un 4X4, il n'est presque jamais en panne. Le chameau est capable de trouver de l'eau sur des longues distances durant les caravanes, les plus dures du monde. La chamelle nourrit les nomades avec son lait. Vive les chameaux!
Désirée von Trotha 2018

L'artiste présentera la dernière collection de ses bijoux :

AGADEZ LA FORGE - BIJOUX TOUAREGS
Design et montage Désirée von Trotha  


Nous remercions l'ambassade d'Allemagne pour sa participation à l'impression du catalogue.

Saada, bijouterie 2018







 grande koffi
millefiori, chevrons
koffi, bois, cuir
colliers Tifinag
Depuis 2012 que Saada, bijoutière à Bamako, collabore avec zeinart en nous envoyant chaque 6 mois une belle collection de sautoirs, ras de cou, colliers, bracelets et boucles. Perles d'Afrique et ailleur, modernes, anciennes, bronze, ébène, coquillage. Elle mélange et transforme créant des pièces uniques ou des modéles classiques dans une déclinaison de couleurs.  A la galerie à partir du 16 mars 2018.

koffi et coquillage
perles neolithiques
verre, bronze, pâte de verre
Talisman sautoir
Sautoirs verre, chevrons
coquillage

Mémoires Nomades | Sophie Debazac

collage sur papier et détail


Sophie Debazac
''J’ai la chance d’assouvir 2 passions : le Sahara et l’étoffe.

La rencontre avec le désert a été déterminante dans mon chemin de vie. Au fil du temps, depuis près de 30 ans, chaque voyage reste un émerveillement, ponctué et enrichi des rencontres qui ont tissé des liens profonds. Le Sahara s’est imposé comme le thème central de mon parcours artistique jusqu’à ce jour.
D’une formation peinture à l’École Nationale des Beaux-Arts de Nancy, je suis passée à l’Art Textile. J’aime explorer les techniques les plus variées pour façonner mon ressenti, je plie, je plisse, je froisse, je couds, je brode, je tricote, je sculpte le tissu… A travers les cotonnades, les voiles, la laine, les cordes…, les émotions jaillissent et une création prend forme.
Je poursuis mon voyage ! Les « Mémoires Nomades » constituent une seconde facette de mon travail, associées plus précisément à la Mauritanie. Les melehfas des femmes m’ont conquise tant par leur matière que par la richesse des impressions et des coloris. Lorsque je marche dans le désert, je glane ici ou là, des morceaux de tissu échoués sur le sable, accrochés à des branches d’acacia ou à des buissons épineux. J’aime rapporter ces traces de vie laissées par les nomades, le plus souvent à proximité d’un campement ou près d’un puits.
Avec le temps, ces fragments de vie allaient devenir poussière. Jouer avec la transparence et les couleurs est très jubilatoire pour moi ; à travers mes collages je leur offre une nouvelle existence, un hommage à ces femmes et à ces hommes du désert.
Chaque création est unique.
Le travail de mémoire de l’étoffe va se poursuivre dans une nouvelle aventure, un ami mauritanien a eu l’idée lumineuse que ces « nouveaux motifs » soient imprimés sur du tissu vierge. Les premiers essais du teinturier sont très encourageants ; d’un vêtement usé, il naît un nouveau, la boucle est bouclée.''

Sophie Debazac, 2018


        Pour découvrir son travail visitez le site de l'artiste sophiedebazac.com

Cartographie d'un naufrage - Komla Eza, Togo


Komla Eza, dessins travail en cour septembre 2017
vue partiel du mur
On a découvert son travail en 2017 avec ses tongs récupérés dans les plages du Sénégal et qu'il a compressé pour faire des animaux, des petites bons hommes - Voir ici. 

De retour en Mauritanie pour un atelier pour les enfants à l'IFM, dessin et sculpture (inscriptions a la médiathèque), Komla Eza présente à Zeinart une série de dessins - Cartographie d'un naufrage - que sont part d'un projet plus grand sur l'esclavage et que Komla présentera à Dakar pendant la Biennale.

60 dessins au crayon

Dans Cartographie d'un naufrage, Komla Eza évoque la traite négrière (siècle VII-XIX, trait intra-Africaine, traite oriental et traite occidental) ou on estime que plus de 24 millions de captifs Africains ont été pris et transportés dans des différents régions du monde pour servir comme esclaves. 

crayon et stylo sur papier canson, 29X29 cm
 Cette odyssée dans l’espace-temps a touché vieux, adultes, jeunes et enfants, détruit des communautés, séparé des familles, des peuples. Vidé aussi l'Afrique de sa jeunesse et des richesses du continent. Un lourde tribut – physique, mental, social - est le résultat de ce pillage cruel. Aujourd'hui encore l'héritage de ses siècles se fais sentir dans les populations du monde et dans les pays de l'Afrique.

crayon et stylo sur papier canson, 29X29 cm
 Dans ses dessins, des figures que paraissent flotter, nager, voler, submerger, se noyer, les bons hommes comme Komla les appelle,existent a l'intérieur du cercle, cercle que représente la terre, l'air et l’océan, le renouvellement de la vie dans un cycle continu.
Est que ses bons hommes sont les captives, les esclaves ou les victimes ? Ou sont ils les communautés humaines qu'ont survie a toutes ces humiliations et les hommes et femmes d'aujourd'hui que croient a la possibilité d'ériger un monde nouveau. 

crayon et stylo sur papier canson, 29X29 cm
crayon, dessin sur le mur

Vernissage vendredi 19 janvier - 17h30
Exposition du 19 au 31 janvier 2018

Mémoires de Boutilimit de Birgitte Daddah

vendeurs de coffres

Pour cette série de tableaux – gouache/tempera sur papier - Birgitte Daddah a puisé dans sa mémoire d'un pays qu'elle découvre à partir des années 70. La vie se déroulait à un rythme lent. Les villes n'étaient pas encore très peuplés.

On découvre la ville de Boutilimit mais aussi les marchés de Nouakchott, les petites villages du sud et de l'intérieur. Les maisons en banco avec leur cour et la tente nous permettent l'accès a des ambiances féminines ou la leghzana (jeux de cauris pour lire le futur), le gouter ou l'henné rassemblent les copines et cousines.

Les marchés dans la rue, sur de petites tables ou sur la natte, les bijoux et parures, les légumes, les objets du quotidien. Femmes et hommes assis ou allongés (mitmarveg), et dans le sud, les bancs dans les cours ou au marché.

Scènes d'une Mauritanie encore présente dans certains quartiers des grandes villes, ou à l'intérieur du pays, mais qui doucement se transforme.

Un style exquis, entre le naïf et la miniature persane. Des aplats de couleur qui nous font penser à Matisse ou aux Fauves.

C'est avec un grand plaisir que nous vous invitons à découvrir une facette de l'art de Birgitte Daddah, moins connu, plus intime - Ces peintures sur papier.

Séance de henné
Marché de légumes
Vernissage vendredi 12 janvier 17h00 - 19h00
Exposition du 11 au 17 janvier 2018

Les oiseaux d'Antonin Huchet


 

Antonin Huchet artiste, voyageur.

Autodidacte il commence en 2005 a sculpter le bois suite a sa premier voyage au Mali. Il utilise différent types d'instruments pour le travailler des outils traditionnels manuels aux machines. 

Dans son travail des différents bois qu'il collecte pendant le voyage par la route vers le Mali vont être utilisées dans ses sculptures, le thuya marocain, l’ébène, le guénou, le cacédra malien mais également des chevrons ou de bois de récupération. 

Zeinart l'a accueilli pour sa quatrième résidence à Nouakchott le mois de décembre 2017.

L'oiseau est un élément récurrent dans le travail d' Antonin Huchet (vous pouvez voir l'oiseau de 2016 ici)  l'oiseau au moment en exposition à zeinart (travail en cours)  nous montre une nouvelle approche à le sculpture de la parte de l'artiste.

Branches d'arbres, très épurées sont utilisées pour former le corps de la sculpture et le toute est assemblé en utilisent des fins morceaux de bois qui transpercent la figure.

La solidité des travaux précédentes presque totémiques est en train de disparaître dans ce oiseau d'une légèreté et au équilibre précaire prêt a prend le vol.
 
Antonin Huchet réalise des expositions, ateliers, collaborations, résidences, performances et projets associatifs entre le France, la Mauritanie et le Mali avec des écoles d’arts, des galeries et associations. 

Il est un intervenant de l'association Paï Paï à Angers et passe chaque année plusieurs mois à Bamako ou il collabore avec des sculpteurs, musiciens et danseurs.

 Vidéo de son exposition 'Sculpture et Bogolan'  à Paï Paï, Angers avec l'artiste Malien Kader Keita